L’apothicairerie

L’apothicairerie

Fondé en 1650 pour les pauvres de la région, l’hôpital de Baugé n’aurait jamais pu exister sans l’intervention de ses deux fondatrices: Marthe de la Beausse et Anne de Melun.

Marthe de la Beausse était Baugeoise et elle consacra sa vie aux plus démunis. Suivant les dernières volontés de son père, elle décida de fonder un hôpital à Baugé. Elle commença ce projet sans aide financière et la première pierre fut posée le 1er avril 1643.

C’est en 1650 que Marthe fait la rencontre d’Anne de Melun, une Princesse Flamande. Déçue par la vie de cour, elle a décidé de vouer sa vie à la piété et aux pauvres. C’est elle qui financera les travaux pour finir l’hôpital et 3 mois après son arrivée à Baugé, grâce à la généreuse et riche donatrice, l’établissement pouvait accueillir des malades.

L’apothicairerie date de 1675 mais elle a traversé les siècles sans subir de modifications. Elle est considérée par les spécialistes comme l’une des plus complètes du patrimoine hospitalier français. Elle conserve un mobilier de style Louis XIII, un plafond à caisson et un parquet en marqueterie. Ce véritable écrin pour la pharmacopée de l’époque conserve plus de 600 récipients différents, en bois, en verre ou en faïence. Certains d’entre eux conservent encore quelques préparations et certaines faïences sont primitives et datent du XVIe siècle.

Le plafond est en bois de châtaignier, peint en vert foncé. Il est compartimenté en 11 caissons et est parsemé d’étoiles d’or.
Les murs sont lambrissés du sol au plafond.

Le mobilier est composé de dressoirs à 8 étages aux colonnettes torsadées en noyer.

L’apothicairerie de l’hôtel-dieu de Baugé possède une collection unique de 16 albarelli, 91 piluliers, 95 chevrettes, 79 pots-canon et 3 bouteilles en faïence. Parmi ses pièces, certaines sont considérées comme des exemplaires quasi-uniques.

Les piluliers étaient utilisés pour la conservation des pilules et des extraits.

Les bouteilles en faïence, plus hermétiques que les chevrettes, étaient utilisées pour la conservation de liqueurs, eaux distillées et décoctions d’usage courant.

Les chevrettes étaient destinées à conserver des sirops, des huiles, des miels, et diverses préparations liquides.

Les pots-canon ont une forme assez proche de l’albarello, avec une ouverture plus large et un pied. Ils étaient utilisés au même titre que les albarelli, c’est-à-dire la conservation de préparations solides ou pâteuses

.

L’apothicairerie possède également des récipients en verre :
63 bouteilles de verre soufflées qui contenaient des eaux spirituelles,
des élixirs, des teintures, des esprits et des essences.
Une centaine de petits verres à piédouche, au corps pansu et au pied élégant, datent du XVIIe siècle et leur fonction était réservée à la conservation des poudres (sang de bouc, poudre de réglisse, …), ainsi que de concrétions naturelles comme les yeux d’écrevisse.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *